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 О ПРИХОДЕ

Article dans "L'Observateur Russe" du 24 septembre 2013

L'orthodoxie à Lourdes

En Europe il est très connu que Lourdes est le deuxième lieu de pèlerinage catholique après le Vatican. Il reçoit six millions de croyants par an, comme si tout un pays entier se déplaçait doucement dans une seule ville.

Comme par hasard j'ai entendu que dans cet épicentre du monde catholique, une église orthodoxe est apparue. Au début j'ai pensé que mon ami s'est trompé ou a du mal comprendre quelque chose. Mais pour me prouver que ce qu'il dit est vrai, il m'a présenté le père Georges Ashkov qui a fondé cette paroisse orthodoxe à Lourdes.

« L'observateur Russe » a essayé de comprendre pour quelle raison père Georges l'a fait.

L'observateur Russe : C'est un fait incroyable, un autre miracle de Lourdes dans le troisième millénaire. Comment ?

Père Georges : La paroisse orthodoxe est apparue d'une manière très simple. En 2007 j'ai fais un pèlerinage à Lourdes avec ma famille. Puis avec des amis et des pèlerins. Cet endroit touche tout de suite le cœur, c'est impossible de l'exprimer avec des mots. Je ne suis pas quelqu'un de sentimental et je ne peux pas expliquer mes émotions. La grâce divine était là. J'ai eu envie d'ouvrir une paroisse orthodoxe dans cette ville. C'est vrai que ce n'était pas facile. Mais mes proches m'ont soutenu et en 2010 nous avons déménagé à Lourdes.

L'observateur Russe : Et Biarritz, là où vous avez célébré avant ?

Père Georges : Je continuais de célébrer à Biarritz et en même temps je me renseignais sur le nombre de paroissiens dans la région de Lourdes et de la possibilité d'organiser des offices pour des pèlerins. Des orthodoxes venaient déjà la bas individuellement, mais ils savaient très peu de choses à propos de cet endroit et n'avaient personne pour leur donner plus d'information.

O.R: Un prêtre orthodoxe a le droit de se trouver dans les lieux de culte catholique ?

P. Georges : Ce n'est pas interdit aux orthodoxes. Ils viennent vénérer le Saint Suaire de Turin dans une église catholique. A Bari se trouve les reliques de Saint Nicolas le thaumaturge, aussi dans une église catholique. Et à Paris les orthodoxes vont vers la Sainte couronne d'épines du Christ à la cathédrale Notre Dame de Paris.

D'ailleurs parmi les émigrés de la première vague il y a eut ceux qui ont visité Lourdes. Des chaleureux souvenirs a laissé le Métropolite Euloge dans ses mémoires « Le chemin de ma vie ». Ainsi que l'historien Petre Ivanov dans son livre «Le Mystère des saints — une introduction à l'Apocalypse» et l'écrivain Zaparina dans le livre « Les histoire vraies ».

A Lourdes il y a des offices, soit internationaux, soit les pèlerins se retrouvent dans une des chapelles catholiques du sanctuaire où un prêtre polonais célèbre pour des polonais, un prêtre italien pour des italiens et ainsi de suite. Mais il n'y avait pas de prêtre orthodoxe, bien que des croyants viennent.

O. R : Vous aviez naturellement besoin d'une autorisation. Vous l'avez obtenue avec facilité ?

P. Georges : L'un des plus grands problèmes initiaux était la recherche du lieu de culte. J'ai fais la connaissance de l'évêque de Tarbes et de Lourdes — Jacques Perrier — qui m'a avoué qu'il ne sait presque rien des orthodoxes, s'il y en a dans la région et que dans tous les cas notre affaire était extraordinaire. Bien sur j'ai demandé la permission à notre évêque Gabriel et je me suis adressé à Métropolite Emmanuel, le président de l'Assemblé des évêques orthodoxes en France. Ils ont soutenu mon initiative et j'ai reçu la bénédiction pour l'organisation de l'association. A Lourdes, c'est Philippe Bergero — Campagne qui s'occupe des relations œcuménique, il était en correspondance avec nos hiérarques.

O. R: Les pèlerins arrivent et repartent. Avez vous trouvez des paroissiens dans la région ?

P. Georges : Oui, en 2011 nous avons rassemblé tous les orthodoxes de Pau, Tarbes et des alentours et avons enregistré l'association religieuse. Beaucoup d'entre eux me connaissaient de Biarritz où ils sont venus pour baptiser leurs enfants. Au début nous avons célébré dans les chapelles du sanctuaire. Mais notre culte est beaucoup plus compliqué que celui des catholiques, leurs chapelles sont vides : des rangées de bancs et un autel nu. C'est pourquoi les premiers six mois nous nous sommes retrouvés comme des nomades, on apportait des icônes, des ustensiles de culte, les chapelles changeaient tout le temps, il y a eu des difficultés avec des annonces. Vers le mois de décembre nous avons compris qu'un lieu de culte stable était indispensable. C'est le curé Jean-François Duhar qui nous a aidé. Avec lui, nous avons visité toutes les églises de la ville et finalement nous avons trouvé un endroit vide que la paroisse n'utilisait pas.

C'était l'église de Saint Jean Baptiste, dans laquelle on nous a donné une chapelle à part. L'évêque de Tarbes était d'accord. Les paroissiens ont construit un autel de leurs propres mains. Ils ont amené de leurs patries les icônes, par eux même ont cousu des revêtements du sanctuaire et d'icônes.

Au mois de janvier 2012 nous avons célébré notre première liturgie dans notre église au cœur de la France catholique.

O. R : D'après ce que je comprends votre but principale, c'est de former un foyer orthodoxe dans un lieu saint pour les chrétiens ?

P. Georges : Dans notre cas je vois trois missions. Tout d'abord réunir les orthodoxes de la région. Biarritz se trouve loin et il est très difficile d'y aller tout le temps. A Pau et à Tarbes il y a des églises orthodoxes, l'une est serbe, l'autre — l'Église russe hors frontières, mais elles n'ont pas de prêtres sur places, et les autres viennent rarement.

Notre mission suivante est de recevoir des pèlerins. Et la troisième — représenter l'orthodoxie parmi les chrétiens de l'Occident, qui ont des connaissances assez vagues de notre confession. Je suis toujours très étonné quand ils posent des questions les plus primitives concernant l'orthodoxie. Peut être que c'est de notre faute, parce que les églises orthodoxes vivent d'une manière fermées et attendent que les chrétiens occidentaux voient par eux même leurs valeurs. Mais pour que la personne vienne il faut qu'il y est un renvoie de notre part, sinon ils vont continuer de vivre avec leurs stéréotypes de moyen âge et leurs illusions. L'orthodoxie reste pour eux quelque chose de clos et d'inconnu. Avec les catholiques nous avons tout une longue histoire de séparation et nous ne pouvons pas la franchir vite. Mais nous devons parler de nous, surtout à Lourdes. On ne peut pas ne rien faire du tout. D'ailleurs, le nouveau évêque de Lourdes — Nicolas Brouwet connaît mieux l'orthodoxie et a même des membres russes dans sa famille.

O. R : Comment s'appelle votre paroisse ?

P. Georges : Nous avons choisi le nom tous ensemble. Il fallait trouver un événement bien connu pas seulement à nous, mais aussi aux chrétiens occidentaux. Nous avons appelé notre paroisse — Sainte Rencontre. C'est une grande fête dédiée à Jésus Christ et à la Vierge Marie et Lourdes est un endroit de la Mère de Dieu.

O. R: Votre paroisse doit se composer de représentants de très différentes vagues d'émigration ?

P. Georges : Des descendants de la première vague, nous avons juste une seule dame et elle est très âgée. De la deuxième et la troisième, nous n'avons personne. En générale, se sont dés gens venus dans les années 90 ou 2000. Il y a des familles mixtes avec des enfants baptisés à l'église orthodoxe. En fait, Victor Glouchkov dans son livre « Agent Dormant » a très bien décrit notre vie d'expatriés. Il y a beaucoup de situations connues et reconnaissables.

Maintenant ma vie se passe dans un milieu que l'on appelle aujourd'hui la diaspora, parce que l'émigration comme telle est terminée.

O. R : A part les russes, qui encore dans le sud-ouest de la France est fidèle à l'orthodoxie ?

P. Georges : A l'église viennent bien sur les biélorusses et les ukrainiens. Mais, nous avons aussi des géorgiens, des roumains et même des arabes orthodoxes de Beyrouth. Les offices se passent en slavon et en français. C'est lié au fait que par exemple les enfants des familles géorgiennes ayant grandis en France ne comprennent ni le slavon, ni le russe. Pour des grandes fêtes il y a souvent des lectures en géorgien et en ukrainien, les roumains sont autorisés à lire les prières et l'Évangile en leur langue, car ils ne comprennent pas le slavon non plus.

O. R: Avec des paroissiens habitués c'est clair, mais comment les pèlerins vous trouvent — ils ?

P. Georges : En 2010, moi et mon épouse sont devenus des bénévoles dans les piscines du sanctuaire. C'est un lieu unique où un office pour des malades a été organisé, pas seulement grâce à l'église mais aussi à l'aristocratie. Les bénévoles reçoivent les malades. Ils organisent des veillés de nuit, les médecins sont sur place pour aider. Ce qui est étonnant, c'est que les gens volontairement passent leurs congés en aidant les autres, et parmi eux il y a beaucoup de jeunes.

Nous aussi, nous avons travaillé dans les piscines et avons remarqué des orthodoxes, nous les aidions. Puis nous avons commencé à donner des annonces sur internet. Il arrive que des familles ou des groupes entiers viennent visiter Lourdes. S'ils sont accompagnés par un prêtre nous lui offrons la possibilité de célébrer dans notre église pour ses pèlerins, s'ils viennent seuls, c'est moi qui célèbre.

Ce que j'ai remarqué, c'est que dans un lieu saint les gens se confessent d'une manière plus émouvante, alors que dans d'autres églises ils n'arrivent pas à faire de même.

Il n'y a pas beaucoup de pèlerins de la Russie à cause de la question du visa, le plus important flux vient d'Italie, d'Espagne et de la France bien sur.

O. R : Et en même temps vous continuez de célébrer à Biarritz ?

P. Georges : A Biarritz je suis le second prêtre, à Lourdes — le recteur. Je vais encore à Saint — Sébastien et à Pampelune. En Espagne il y a beaucoup plus de russophones, parce qu'elle a autorisé des visas de travail.

J'ai encore huit prisons de Bordeaux à Toulouse, mais c'est une conversation à part.

Propos recueiils par Elena Iakounine, traduction Anna Ashkova

La copie du site www.rusoch.fr

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